Ce que l’on ne nous dit pas : quand les décisions se prennent ailleurs… et sans les habitants
Depuis plusieurs semaines, notre liste a fait le choix de la transparence.
Nous avons travaillé sur les chiffres, rencontré les responsables, analysé le budget communal et partagé publiquement nos conclusions.
Et pourtant, c’est par la presse (Ouest-France du 26/01/2026) que nous découvrons aujourd’hui des décisions majeures engageant l’avenir de Tiercé.
Deux informations récemment révélées posent une question simple, mais fondamentale :
- pourquoi ces éléments n’ont-ils jamais été clairement présentés aux élus et aux habitants, alors même que nous avons posé la question ?
Quand la communauté de communes devient un écran d’opacité :
Nous apprenons par la presse que la Communauté de communes Anjou Loir-et-Sarthe va construire un accueil de loisirs maternel, pour un coût estimé à 3 613 717 €.
Le mécanisme du pacte financier et fiscal, qui prévoit qu’une commune bénéficiant d’un équipement à rayonnement communautaire contribue à hauteur de 10 % de l’investissement, est un dispositif connu, légal et public.
Ce n’est pas ce principe qui pose question.
Ce qui interroge, en revanche, c’est le fait que l’existence même de ce projet, et donc son impact financier concret pour Tiercé (près de 330 000 €), n’ait jamais été portée à notre connaissance, alors que nous avons explicitement interrogé le Maire sur les projets d’investissement à venir de la communauté de communes.
Pourtant, le Maire est également président de la communauté de communes.
Il disposait donc nécessairement de cette information.
La question est simple et légitime :
- pourquoi ce projet n’a-t-il pas été présenté clairement lors des échanges, alors même que le sujet a été abordé ?
Quand on parle de transparence financière, il ne s’agit pas seulement de respecter les règles : il s’agit aussi de partager les informations utiles au bon moment.
Un blanc-seing inquiétant donné à Alter
Deuxième information découverte par voie de presse : l’adoption d’une convention d’action foncière permettant à Alter Public d’acquérir des biens immobiliers sans attendre la fin des études de faisabilité, sur un périmètre stratégique de la commune.
Lors de nos échanges, il nous avait été indiqué que ce sujet n’était pas d’actualité.
Les faits montrent aujourd’hui l’inverse.
Cette convention constitue un véritable blanc-seing donné à Alter, lui permettant d’intervenir rapidement sur le foncier communal sans que les objectifs précis du projet ne soient clairement exposés aux habitants.
À ce stade, plusieurs questions demeurent sans réponse :
- Quelle est la nature exacte du projet envisagé ?
- Quels usages sont prévus ?
- Quelles garanties pour les riverains et pour la commune ?
- Pourquoi autoriser des acquisitions avant même la fin des études ?
Transparence ou pilotage en coulisses ? :
Ces deux exemples dessinent une même inquiétude :
- des décisions structurantes,
- des impacts financiers réels,
- des engagements fonciers lourds,
- découverts a posteriori, par voie de presse.
Notre position est claire :
Nous ne sommes pas opposés par principe aux projets. Nous sommes opposés à l’opacité.
Gouverner, ce n’est pas décider ailleurs pour éviter le débat ici.
Les habitants de Tiercé méritent la vérité, la clarté et le respect.