Le 9 janvier, les membres de notre équipe en charge des finances ont rencontré Monsieur le Maire et la responsable comptable de la commune afin de travailler directement sur le budget primitif 2025.
Cette démarche était pour nous essentielle : il s’agissait de comprendre précisément la situation financière réelle de la commune, avant de formuler des engagements pour le prochain mandat.
En amont de cette réunion, les documents budgétaires, en particulier 2025, ont été analysés en détail, les grands équilibres vérifiés, et certains points affinés lors de cet échange. Cette étape est indispensable : on ne construit pas un projet municipal sérieux sans connaître les contraintes financières existantes.
Le budget des dépenses de fonctionnement 2025 représente un peu plus de 5 M€ de dépenses. Les charges de personnel représentent près de la moitié des dépenses. À cela s’ajoutent les coûts liés au fonctionnement quotidien de la commune : énergie, entretien des bâtiments, de la voirie, des terrains, restauration scolaire, maintenance des équipements, etc…
Concrètement, le budget de fonctionnement n’est pas un espace de promesses faciles : les marges de manœuvre sont limitées et toute proposition qui ignorerait ces contraintes serait irréaliste.
C’est pourquoi notre liste fait le choix de la lucidité plutôt que de la facilité.
Le budget des recettes de fonctionnement s’élève à environ 6,5 M€.
Elles reposent principalement sur :
• les impôts directs locaux (un peu moins de 50 % des recettes),
• les dotations et mécanismes de solidarité de l’État,
• les revenus des services et du patrimoine communal,
• et le résultat reporté de l’exercice précédent.
La différence entre recettes et dépenses permet de dégager un excédent de fonctionnement, qui constitue la principale source de financement des investissements communaux : c’est la qualité de la gestion quotidienne, la capacité à créer des marges de gestion, qui conditionnera la capacité d’investir demain.
Notre conviction est simple :
Dans un contexte où le fonctionnement est contraint, notre approche consiste à agir là où des économies structurelles sont possibles.
À titre d’exemple, les dépenses d’énergie (électricité et gaz) et de maintenance représentent chaque année plus de 400 000 €. Une gestion plus structurée du patrimoine communal — notamment en matière d’optimisation énergétique, de priorisation des travaux et de pilotage des coûts — peut permettre, dans le temps, de réduire des charges subies.
Ce type d’action, vertueuse sur le plan environnemental, donne une capacité financière supplémentaire à agir ailleurs.
L’analyse budgétaire et les échanges lors de cet entretien montrent également un point important pour les années à venir : en dehors des projets déjà engagés, il n’existe pas, à ce stade, de nouveaux investissements majeurs bloquant les prochains exercices.
Un projet structurant s’est d’ores et déjà lancé sur 2025 et se poursuivra en 2026 et 2027 : le restaurant scolaire. Il mobilisera une partie de la capacité d’investissement de la commune sur les prochaines années.
Pour le reste, la situation est claire : le prochain mandat disposera de marges réelles pour définir ses priorités d’investissement, à condition de préserver les équilibres financiers et de gérer avec rigueur le budget de fonctionnement.
Dans un contexte budgétaire contraint, notre projet repose sur des choix assumés.
Améliorer le cadre de vie, c’est aussi mieux entretenir et valoriser les équipements existants, tout en maîtrisant leur coût de fonctionnement.
Soutenir la dynamique locale, associative et sportive, c’est préserver des moyens financiers qui ne soient pas absorbés par des dépenses mal maîtrisées.
Plutôt que de multiplier les promesses, nous faisons le choix :
• de partir des chiffres réels,
• de hiérarchiser les priorités,
• et de construire une action municipale durable, cohérente et responsable.
Cette analyse financière confirme notre méthode :
Notre liste ne part ni d’idéologie, ni d’approximations, mais de la volonté de disposer d’une connaissance précise de la situation de Tiercé.
C’est sur cette base que nous construisons notre projet pour le prochain mandat, avec une ambition claire : agir utilement, durablement, et dans l’intérêt des habitants.